1) L’utilité de la mémoire sensorielle

La mémoire sensorielle conserve fidèlement mais très brièvement l’information apportée par les différents sens, que sont l’ouïe, l’odorat, le toucher, la vue et le goût. La durée de la mémoire sensorielle est très courte, elle est de l’ordre de quelques centaines de millisecondes à une ou deux secondes au maximum. Cette mémoire constitue un passage obligé pour le stockage dans la mémoire à court terme.

Or les informations sensorielles sont prélevées de manière sélective. Il nous est d’ailleurs impossible de tout mémoriser. Nous retenons donc les informations signifiantes, c'est-à-dire uniquement si elles ont attirées notre attention. Toutefois, nous retenons d’autres stimuli* de manière non sélective ou inconsciente.

d_02_cr_vis_3c

2) L’encodage sensoriel

Les cellules réceptrices sensorielles sont associées à des cellules nerveuses ou sont elles même des neurorécepteurs. Elles transforment l’énergie reçue en signaux électriques par le changement de leur potentiel électrique : c’est ce que l’on appelle la transduction sensorielle. Les informations étant codées suivent différentes voies pour activer certaines zones du cerveau et être interprétées en conséquence. Les traces signifiantes (images, sons,…) sont ensuite transformées (encodées, parfois dans un autre système comme par exemple du système auditif en un système visuel) pour passer dans une mémoire plus stable : la mémoire à court terme.

3) Un exemple

     Pour illustrer les limites de la mémoire visuelle nous allons vous montrer une vidéo. Cette vidéo va vous permettre de constater par vous-même à quel point votre mémoire visuelle est limitée.

Cette vidéo est en anglais, mais l'intrigue en elle même importe peu dans ce que nous voulons montrer. Pour, tout de même, replacer brièvement le décor, la scène se passe dans un salon, à la suite d'un meurtre. Un inspecteur interroge alors les suspects sur leurs activités à l'heure du crime.