La mémoire à long terme possède elle même trois mémoires majeures : la mémoire épisodique, la mémoire sémantique, et la mémoire déclarative.

1) La mémoire déclarative (ou explicite)brain1

            La mémoire déclarative est aussi appelée mémoire explicite.

Elle est accessible à la conscience et s’exprime par le langage et sous forme d’images. On retrouve dans cette mémoire les connaissances générales (de type sémantique) et spécifiques (de type épisodique).

La mémoire explicite reflèterait  les performances obtenues lors d’épreuves de rappel libre, rappel indicé, reconnaissances qui elles mettent en jeu une récupération consciente de l’information.

2) La mémoire épisodique : une sous mémoire déclarative          

         La mémoire épisodique est un système qui reçoit et emmagasine l’information concernant les épisodes ou des évènements temporellement datés, les événements de la vie, au même titre que les relations spatio-temporelles* qui les unissent.

Ce système est nécessaire à la récupération d’événements spécifiques. Les tâches de mémoires épisodiques recouvrent le souvenir d’événements s’étant déroulés plusieurs jours en arrière, d’objets vus quelques minutes auparavant, d’achats que l’on a faits la veille.

3) La mémoire sémantique : une deuxième sous mémoire déclarative 

            La mémoire sémantique est la mémoire des « connaissances définitives ». Elle est considérée comme faisant référence au langage, évoluant au fil des recherches vers les connaissances que nous possédons du monde qui nous entoure. Il s’agit d’une mémoire spontanée, facilement récupérable.

Dans cette conception, la mémoire sémantique est un système nécessaire au langage et aux connaissances générales. Cette mémoire n’enregistre pas les propriétés perceptives des stimuli mais plutôt les référents cognitifs des signaux d’entrées.

4) Mini Mental State

Le Mini Mental State ou Test de Folstein (aussi désigné par l’acronyme MMS) est un test d’évaluation des fonctions cognitives et de la capacité mnésique d’une personne. Le Mini Mental State est notamment employé lors d’une suspicion de démence (exemple : démence de type Alzheimer). Ce test fait appel à des souvenirs se trouvant principalement dans la mémoire à long terme.

Ce test consiste en une série de trente questions de difficultés variables et répartis en six catégories :

-          évaluation des capacités d’orientation dans le temps et dans l’espace

-          évaluation des capacités d’apprentissage et de transcription des informations

-          évaluation des capacités d’attention et de calcul

-          évaluation des capacités de rappel des informations et de rétention mnésique

-          évaluation des capacités de langage et d’identification

-          évaluation des capacités d’organiser une série de mouvements dans un but précis (praxie constructive)

Un score rendu en fin de test inférieur ou égal à 24 points permet d’évoquer un état de conscience altéré et d’orienter vers le diagnostic de la démence.

Le score varie en fonction d’une grille de points correspondants notamment à l’origine socioculturelle de la personne, à son niveau d’étude, à son état affectif et à la durée totale de l’examen. En fonction des sous-scores de chacune des parties, le type de démence peut-être précisé.

Nombre d’années de scolarité permettant une interprétation du score au cas par cas (données anglo-saxonnes indicatives) :

            Altération des fonctions cognitives si score inférieur à…

                        ° 19 pour des sujets ayant bénéficié de 0 à 4 ans de scolarité ;

                        ° 23 pour les sujets ayant bénéficié de 5 à 8 ans de scolarité ;

                        ° 27 pour les sujets ayant bénéficié de 9 à 12 ans de scolarité ;

                        ° 29 pour les sujets ayant le baccalauréat.                        

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        image du test MMS